LES CHIFFRES QUI ACCABLENT L'ENA

En 1958 la France était encore la 3ème puissance mondiale. Mais depuis 1958 l'ENA, créée par Michel Debré sous la Vème, est passé par là. Sur 8 pré-sidents de la Répu-blique la moitié (4) ont été des énar-ques. Sur 23 1ers ministres 9 (39%) ont été énarques. Et la dégradation de la France s'accentue avec Chirac jus-qu'à Macron. Sur 4 présidents 3 ont été énarques soit 75%. Quand aux 1ers ministres depuis  Balladur la moitié, 5 sur 10, ont été énarques. Aujourd'hui la France n'est plus que la 7ème ou 8ème puissance mondiale, cherchez l'erreur !


Macron la gaffe !

A force de jouer au prof devant des étudiants chahuteurs à Ouagadougou, Macron s'est pris au jeu et a provoqué un début de crise diplomatique avec le Burkina Faso. Se moquant du président comme au bon vieux temps du "y a bon banania" il déclare " J'ai tout de suite compris que Kaboré était un manuel quand je l'ai vu ne pas hésiter à sortir de la salle pour aller réparer la clim. Du coup plutôt que de téléphoiner à une entreprise ou réveiller bêtement des gens à l'hôtel j'ai naturellement pensé à lui (à propos d'une fuite d'eau)"  Et d'ajouter peu après "Je suis capable de m'adapter à toutes les situations mais le ploc ploc d'un robinet a toujours été au dessus de mes forces. Je ne suis pas un goujat je n'allais quand même pas le (le président) réveiller en pleine nuit uniquement pour un problème de robinet. Je lui ai donné du linge à repasser et mes chaussures à cirer". Avant d'en rajouter une dernière couche "D'ailleurs j'ai très faim et à l'heure qu'il est il doit avoir terminé de préparer le poulet bicyclette". Qu'est-ce que le poulet bicyclette ? Mystère. Il parait que l'homme africain ne serait pas rentré dans l'histoire, manifestement Sarkozy a beaucoup d'influence sur Macron. En tout cas notre "Y a bon banania" de président n'est pas près d'être réinvité au Burkina Faso ! 

Revue du dernier mois



Journal n° 185 du 09/01/2018

80 kmh

Journal n° 184 du 29/12/2017

Journal n° 183 du 08/12/2017

salvator mundi

Journal n° 182 du 01/12/2017

y a bon

 

 

 

PLUS LAÏC QUE LUI TU MEURS !



La bourse (des clients) ou la vie !


Derrière la fermeture des comptes du Front National et de Marine le Pen par la Société Générale et HSBC se cache un dysfonctionnement général du système bancaire français qui en fait le principal responsable de l'atonie de la croissance depuis des années. Le communiqué de la Banque de France révèle l'embarras de l'organisme qui chapote les banques établies en France " La clôture des comptes du Front National ne paraissent pas traduire  un dysfonctionnement des banques au regard de leurs obligations réglementaires et ne laissent pas supposer de discrimination". Dans ce communiqué les mots révélateurs sont "ne paraissent pas" et "ne laissent pas supposer". Que l'on peut lire de deux façons, à l'endroit (formulation de la banque) ou à l'envers "paraissent" ou "laisse supposer" une discrimination. Car c'est devenu une habitude bancaire que de discriminer ses clients bien à l'abri d'un dispositif légal qui leur assure toute impunité, l'article L 312-1-1 du code monétaire et financier. Ce code autorise les banques à fermer les comptes de leurs clients sans avoir à en justifier, sauf à respecter une formalité, le préavis de 45 jours. Cet article est une violation des principes du droit car il prive tout client de la moindre chance d'obtenir réparation en Justice (nul doute que la plainte envisagée par Marine le Pen sera classée sans suite). Cette clôture unilatérale n'a pas le même poids si l'initiative vient de la banque ou du client, le pot de fer contre le pot de terre. L'explication générale de cette attitude sinon illégale du moins parfaitement immorale tient principalement à la rentabilité. De même que les banques ferment massivement leurs agences elles ferment les comptes de leurs clients jugés peu ou pas rentables malgré l'explosion des coût bancaires. Compte dormant, peu provisionné ou client qui ne souscrit pas assez aux services annexes proposés par la banque (exemple les assurances). Cette politique trouve sa contrepartie dans le peu de crédits consentis aux clients des banques. La raison est l'appréciation du risque au regard de la rentabilité (avec les taux d'intérêts très faibles actuels). La banque préfère alors placer ses liquidités auprès de la BCE même si rémunérés à 0.25% (mais sans risques) ou en bons de Trésor émis par les Etats jugés sans risque. C'est donc une activité de double facilité qui est conduite par le système bancaire français et on ne peut que s'étonner qu'Emmanuel Macron, ancien banquier lui-même, n'ait pas cru devoir inscrire à son programme la réforme de ce système sans laquelle aucun des objectifs qu'il s'est fixé ne sera atteint (comme ses prédécesseurs). Complaisance avec ses anciens potes ou inappréciation de la cause majeure de la stagnation économique française, bien avant la réforme du code du travail ? C'est  d'autant plus inquiétant qu'un nouveau krack financier et boursier pointe son nez à l'horizon.